Wifi et réseaux publics : Naviguer en eaux troubles à nos risques et périls

En ville, il n’est pas rare de recevoir via smartphone, tablette, PC portable ou montre connectée, une notification signalant un réseau Wifi public gratuit disponible. Est-ce prudent d’en profiter ? Comment surfer en toute sécurité ?

  

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Les risques majeurs

Nous acceptons pour la plupart, les yeux fermés, de donner à ces Wifi et réseaux publics, l’accès à nos données privées et professionnelles, à tous nos objets connectés : smartphone, tablette, PC portable, montre, aspirateur, centrale d’alarme …). En fait, notre anonymat est une gageure dans le cyberespace tant les traces que nous laissons, même à notre insu sont multiples.

Mais Wifi et accès internet publics sont devenus incontournables tant dans notre vie professionnelle que privée. Pour en sortir indemnes, nous devons donc prendre conscience des risques majeurs et appliquer les gestes élémentaires qui peuvent servir de parades (le risque zéro n’existe pas).

A la différence d’un réseau informatique privé, voire d’entreprise, à la condition bien sûr qu’ils soient correctement paramétrés, rien ne garantit le consommateur que le Wifi/réseau public soit sécurisé. Or ce paramétrage et les outils de protection informatiques sont les deux piliers sur lesquels reposent la sécurité de la navigation sur internet, le troisième étant le comportement du consommateur lui- même, en clair ce qu’il fait sur internet.

Une des tactiques préférées des hackers et de loin la plus efficace est de nous leurrer virtuellement (hameçonner -phishing), en usurpant l’identité, les attributs informatiques (adresse de messagerie, logo, page web…) de notre univers internet (réseaux sociaux, organismes officiels, banques, sociétés d’achats en ligne, site d’entreprise, ...etc.).

Plus sophistiqué, car cela demande des moyens techniques, le « Snooping » (fouiner) et le « Sniffing » (renifler), permettent d’intercepter et de pénétrer dans un réseau Wifi et de prendre connaissance, de visualiser toutes nos interactions dans le cyberespace, d’en prendre le contrôle et au passage avoir accès à nos données.

Ceci avec d’autant plus de facilité que les filtres, les barrières de sécurité, sur les Wifi/réseaux publics sont perméables. Naviguer sur un Wifi/réseau public, c’est comme naviguer en eaux internationales, à nos risques et périls.

 

 

Les parades majeures

 

  • S’assurer que les objets connectés sont protégés par des applications de protection (anti-virus...) à jour.
  • Désactiver les fonctions de partage de fichiers et de périphériques sur les objets connectés, en utilisant la fonction présente dans son système d’exploitation.
  • Tenir compte et ne pas outrepasser, l’analyse faite par l’application de protection qui indique le niveau de sécurité du site web sur lequel vous allez vous connecter.
  • Vérifier la conformité des caractéristiques informatiques des sites web (réseaux sociaux, banques en ligne, etc.) qui vous sont proposés par rapport à votre univers internet habituel (voir paragraphe précédent)
  • Vérifier la présence du https (HyperText Transfer Protocol Secure) dans l’adresse du site web (URL) et de la messagerie que vous utilisez. Cette version sécurisée du protocole de communication client-serveur du web http (HyperText Transfer Protocol) vous indique que vos données échangées seront chiffrées et confirme l’identité du site web sur lequel s’effectue la connexion. Sur votre navigateur, vous pouvez ajouter une extension qui permettra l’accès uniquement aux sites https (ex : https everywhere) et ainsi éviter les sites http.
  • Utiliser un VPN (Virtual Private Network) qui établit un tunnel sécurisé de communication sur une connexion non ou moins sécurisée comme le Wifi/réseau public. On ajoute ainsi une couche de sécurité qui assure la confidentialité des échanges notamment en chiffrant les données et en masquant l’identité (IP) des utilisateurs. Il en existe des partiellement gratuits (comme Hotspot Shield) avec des versions améliorées payantes (à l’instar des applications de protection).
  • Limiter son temps de "navigation publique" au minimum nécessaire. Désactivez la fonction Wifi (idem Bluetooth) en dehors de son utilisation.
  • Eviter de partager des données sensibles (bancaires), privées (santé). Utilisez plutôt le réseau de l’opérateur de téléphonie mobile (smartphone).
  • Limiter le nombre d’objets connectés sur le Wifi/réseau public.

 

Conclusions

Nous sommes face à la résurgence d’une nouvelle criminalité sans frontière, une cybercriminalité organisée très adaptative aux évolutions numériques qui ne cesse d’exploiter les failles techniques de nos objets connectés, les faiblesses de nos réseaux et nos faiblesses comportementales (social engineering).

Compte tenu de l’importance de leurs trafics (volume utilisateurs, des données), du nombre des points d’accès, de la complexité de leur mise en œuvre et du suivi de leur sécurité, les réseaux/Wifi publics sont des cibles de choix pour tous les cybercriminels, même en herbe.

 

Arduino ZAGO

Spécialiste en gestion des risques informationnels et systèmes d'information

 

Source: secunews.be ©

 

 

Quels risques de brûlures pour les enfants dans une maison ?

Environ 120.000 Belges sont victimes chaque année de brûlures, selon la Fondation des Brûlés. Ce phénomène concerne, pour moitié, des enfants de moins de 5 ans. Les risques domestiques de brûlures les plus courants et les conseils appropriés.

 

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Différentes causes de brûlures

Les brûlures, au sens large du terme, connaissent plusieurs causes. On distingue ainsi les lésions thermiques (chaleur, froid), les lésions électriques (électrocution), les lésions chimiques (acides, alcalis) et les lésions dues à des radiations (soleil, radiothérapie). Les brûlures d'origine thermique sont celles qu'on rencontre le plus fréquemment. Pour plus de détails sur les types et degrés de gravité d’une brûlure, ainsi que sur les premières réactions à adopter, nous vous renvoyons à nos précédents articles.

 

Prévenir, c’est d’abord éduquer

L'éducation est la clé de la réussite. Elle doit commencer dès que l’enfant est capable d'intégrer des notions "de cause à effet" et dès que le danger augmente du fait de son autonomie de déplacement. L’approche préventive gagne réellement à faire comprendre à l’enfant le sens des interdits afin qu’il les intègre en connaissance de cause et devienne dès lors plus autonome.

 

Aménager les lieux à risques

La cuisine est certainement le lieu où le risque d’accident par brûlure thermique est le plus élevé. Nombre d’appareils y constituent un danger potentiel : poêles, réchaud, friteuse, micro-onde, etc.

Ainsi, disposer d’une couverture anti-feu ou d’un torchon à humidifier est certainement indiqué dans un lieu où les friteuses et autres poêles peuvent s’embraser. Ou se renverser lorsque l’enfant attrape la poignée laissée à sa portée.

Aucune poignée ne devrait dépasser de la taque de cuisson ou des plans de travail. Par ailleurs, s’équiper d’un four sécurisé est un vrai plus car sa porte est automatiquement bloquée à l’usage et elle reste froide tout au long de la cuisson.

 

Le mitigeur thermostatique, un garde-fou

La salle de bain n’est pas non plus sans risque, eau et électricité ne faisant pas bon ménage. Il faut également prêter attention à la température du bain avant d’y plonger un enfant. On préconise que l’eau soit à environ 37°C., ce que les mitigeurs permettent puisqu’ils règlent automatiquement le mélange de l’eau froide et de l’eau chaude afin d’obtenir une température prédéterminée généralement fixée à 38°C. Certains mitigeurs sont équipés d’une butée qui doit être déverrouillée pour augmenter la température au-delà.

  

Feu ouvert, poêle …

Le salon doit aussi faire l’objet d’attention s’il est équipé d’un feu ouvert (ou d’un poêle). Placer devant celui-ci un pare-étincelles ou une barrière de sécurité réduit le risque que des fauteuils ou autre objets ne s’embrasent. Au-delà de brûlures causées par une projection d’escarbilles.

Il est fortement recommandé de ne pas allumer le feu avec des liquides inflammables tels que l’alcool ou l’essence qui peuvent provoquer un retour de flamme. Enfin, les enfants ne doivent en aucun cas être laissés sans surveillance à proximité d’un feu ou d’un poêle dont la structure chauffe elle aussi.

 

Barbecue, synonyme de …

On veillera à ce qu’il soit stabilisé, à l’abri du vent et accompagné d’un seau d’eau ou de sable, d’un extincteur ou d’une couverture anti-feu. On préférera des allume-feux solides sous forme de cubes ou de pâtes à des liquides tels que l’alcool à brûler, l’essence ou tout liquide inflammable.

  

Coups de soleil !

N’oublions pas non plus que l’exposition au soleil peut être source de brûlures plus ou moins graves, évitables par l’usage d’une bonne crème solaire. Les vêtements peuvent aussi faire barrage, en particulier lorsqu’ils sont foncés, en polyester et secs, voire anti-UV. Le mieux étant sans doute de rester à l’ombre pendant les heures chaudes. Surtout pour nos petites têtes blondes.

 

Encore quelques conseils

  • Garder les chaises et tabourets à distance des taques de cuissons et plans de travail ;
  • Fixer les nappes éventuelles afin qu’elles ne soient pas agrippées ;
  • Placer les liquides brûlants au centre de la table ;
  • Munir les prises de cache-prises ;
  • Laisser refroidir le fer à repasser dans un endroit sûr et faire attention à ce que l’enfant n’en accroche le fil ;
  • Mettre les allumettes hors de portée des enfants ;
  • En cas d’accident, couper la source de chaleur ou d’électricité ;
  • Établir une fiche reprenant les coordonnées du médecin traitant, du 112, de la Fondation des Brûlés, du centre d’appels des Grands brûlés, etc.

 

Sandrine MATHEN
Secouriste Croix-Rouge de Belgique

Source: secunews.be ©

 

 

Que faire en cas d’usurpation d’identité ?

L’usurpation d’identité est une des techniques favorites des escrocs actifs sur Internet. En être victime peut vous coûter très cher ou nuire à votre réputation. Comment les auteurs procèdent-ils et que faire pour éviter d’être piégé ?

Au nom de leur victime, l'usurpateur va pouvoir ouvrir des comptes bancaires en ligne, demander des cartes de crédit, harceler ou diffuser des messages calomnieux envers un tiers, etc.

 

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Comment procèdent les auteurs pour collecter vos données ?

L’une de leurs premières techniques : tenter de récupérer une copie de votre carte d’identité.

La future victime reçoit un mail d’une société ou organisme qui prétend opérer dans le secteur du recrutement de personnel. Le message convainc le destinataire que son expérience est un atout au vu des informations recueillies notamment via son profil sur LinkedIn et son CV. Sa fonction actuelle est également mise en avant comme une opportunité supplémentaire.

La personne est intéressée, elle donne par conséquent suite et est invitée à fournir une copie de sa carte d’identité...

 

Un autre mode opératoire, lié à cette première technique, consiste à créer un profil sur un site de vente en ligne, comme 2ème main ou eBay, en se faisant passer pour un commerçant actif dans un domaine précis, par exemple du mobilier, des vêtements artisanaux …

L’internaute tenté par les produits proposés, va être invité à envoyer une copie de sa carte d’identité pour confirmer qu’il est bien le destinataire de la commande ou encore, pour confirmer qu’il est bien titulaire du compte bancaire utilisé pour le payement de la facture.

Autre technique prisée par les escrocs du net : ils se baladent à travers les réseaux sociaux et consultent les profils d’utilisateurs très prolixes, pas toujours attentifs aux informations personnelles qu’ils partagent.

Il existe bien évidemment d’autres méthodes comme le phishing (invitation à cliquer sur un lien) qui permettent d’obtenir toutes les informations utiles. En introduisant un logiciel espion dans l’ordinateur de leur victime, les pirates récupèrent les identifiants et mots de passe de services auxquels elle a accès.

 

Et quand ils disposent de ces données, que font-ils ?

Lorsque les escrocs disposent des données d’identification d’une personne, ils sont en mesure de se faire passer pour elle et d’effectuer, notamment, des achats en ligne au détriment de la personne en question. Un exemple.

Sur le site de leur choix, ils créent un compte. Certaines plateformes autorisant ce processus, ils vont passer commande en précisant qu’ils payeront la facture après réception de leur colis. Et ils demandent que ce colis soit accessible dans un point de retrait.

La personne dont l’identité a été usurpée aura donc la surprise de recevoir une facture dans sa boîte aux lettres. Elle n’y donnera pas suite mais quelques semaines plus tard, elle recevra logiquement des mises en demeure ou des courriers émanant de bureaux de recouvrement ou de cabinets d’huissiers.

 

Comment se préserver ?

  • Soyez très attentifs aux informations que vous partagez sur le net.
  • Vérifiez régulièrement vos comptes bancaires. En cas de mouvement suspect, prévenez votre banque pour découvrir s’il s’agit ou non d’utilisation frauduleuse de vos données.
  • Méfiez-vous des tentatives de phishing (hameçonnage), voir nos conseils précédents.
  • Ne donnez jamais suite à une demande de copie de vos documents d’identité ou permettant votre identification.
  • Ne communiquez aucune donnée personnelle (n° de carte d'identité, de carte de banque, ...) par téléphone même si la personne prétend être un employé de votre banque ou d’une société de sécurité informatique et dispose de vos données personnelles. Contactez l’organisme concerné et informez le responsable de ce type d’appels.
  • Sécurisez vos mots de passe (voir notre article précédent) et garantissez la sécurité de votre ordinateur en optant pour un antivirus efficace et maintenez-le à jour. Pour vous documenter à ce sujet, rendez-vous sur le site AV-TEST.
  • Et bien entendu, soyez vigilants pour ce qui concerne vos documents papier contenant vos données personnelles et bancaires, détruisez-les avant de les jeter et intervenez immédiatement en cas de vol ou de perte.

 

Vous avez été piégé ? Réagissez rapidement ! 

  • Si elle est concernée, faites bloquer votre carte d’identité en appelant Doc Stop au 0800 2123 2123
  • Informez votre banque de cette escroquerie afin qu’elle puisse bloquer vos comptes, neutralisez aussi vos cartes de crédit et faites annuler vos prélèvements, à l’exception des versements habituels (loyer …).
  • Dès que vous vous apercevez que votre identité est utilisée abusivement, essayez de déterminer l’origine de l’attaque (activités récentes sur Internet …) et signalez auprès du commissariat de votre zone de police locale l’usurpation d’identité dont vous avez été victime. Il s’agit d’un délit pénal.

 

Signalez les faits via la plateforme pointdecontact.belgique.be.

 

Olivier BOGAERT

Commissaire de Police – Police Fédérale - DJSOC

Chroniqueur "Surfons tranquille" sur Classic 21

 

Source: secunews.be ©

 

 

Eviter le vol de sac à main, en rue

Le fait d’être brusquement agressé par un ou plusieurs auteurs qui veulent arracher votre sac ou mallette, est une expérience fort traumatisante. Les précautions avant de partir et lorsqu'on est en rue, les réflexes en cas d’attaque.

Avant d’évoquer les précautions à prendre pour ne pas offrir des opportunités aux agresseurs potentiels et les bonnes réactions en cas d’agression, nous résumons les spécificités de ce phénomène criminel.

 

 

Vol sac IBS

 © S. van Malleghem



Que sait-on du délit ?

Le vol de sac à main est un phénomène en diminution constante, avec une baisse de 41% du nombre de faits, observée entre 2016 (907 faits) et 2019 (532 faits), dernières années bénéficiant des chiffres complets.

Mais par contre, les auteurs connaissent un taux de réussite considérable, qui oscille entre 98 et 99% de 2016 à 2019, ce qui leur garantit, à coup sûr ou presque, l’octroi d’un butin.

Celui-ci est constitué du sac à main et, en toute logique, de son contenu, à savoir l’argent, les documents d’identité, les cartes bancaires, le portefeuille, le téléphone ou encore les clés.

Les vols de sac à main se déroulent essentiellement (85% en 2019) en rue, sur la voie publique. Ce type de fait peut, par ailleurs, aussi avoir lieu dans des parcs ou des parkings en plein air, par exemple.

Bruxelles-ville, Antwerpen, Liège, Charleroi et Anderlecht forment, dans cet ordre, le top 5 des communes les plus touchées par les vols de sac à main de 2016 à 2019.

Le timing critique, pour les arrachages de sac à main, se situe durant l’après-midi et en soirée, et ce quel que soit le jour de la semaine.

En outre, ces méfaits se produisent davantage en automne et en hiver (janvier surtout), une période où l’obscurité plus importante favorise les malfrats.

Lorsque les auteurs sont identifiés (dans 11% des faits commis en 2019), il s’agit essentiellement d’hommes, âgés de 18 à 35 ans et de nationalité belge.

 

Prenez vos précautions avant de partir

• N’emportez pas de grosses sommes d’argent avec vous. Gardez vos documents d’identité, vos clés et votre portable hors de votre sac, de préférence dans une poche intérieure avec fermeture éclair

• Si vous sortez seul(e), privilégiez les rues qui vous sont familières, fréquentées et bien éclairées. Selon les circonstances (nuit, travaux, etc.), n'hésitez pas à choisir un trajet plus long si vous estimez que vous vous sentirez plus en sécurité

• Evitez de devoir attendre longtemps l’arrivée d’un transport public, s’il fait nuit ou si l’endroit est isolé

• Si vous êtes âgé(e), faites-vous accompagner lorsque vous devez effectuer un trajet inhabituel ou retirer de l’argent. Au distributeur automatique, la vigilance est toujours de mise

 

En rue, comment se comporter pour éviter d’être victime ?

  • Marchez d’un pas assuré, la tête droite afin de montrer votre détermination et regardez par moment autour de vous, calmement, pour signifier votre vigilanc
  • Tenez votre sac devant vous. N’enroulez pas les sangles autour de votre bras ou de votre main, vous risquez d’être blessé(e) si votre sac à main est arraché
  • Lorsqu'une personne vous aborde de manière impromptue, méfiez-vous et ne la laissez pas vous retenir
  • Si vous avez l’impression d’être suivi(e) par un individu à pied, retournez-vous soudainement et fixez-le du regard pour lui signifier que vous l'avez remarqué. Rejoignez ensuite un endroit sûr, des passants ou le commerce le plus proche. N’hésitez pas à appeler la police
  • Si vous avez l’impression qu'une voiture vous suit, courez dans la direction opposée.

 

Les bons réflexes en cas d’arrachage de sac 

  • Si votre agresseur tente d’arracher votre sac, ne le retenez pas. Recevoir des coups ou tomber violemment sur le sol est beaucoup plus grave que la perte de votre sac
  • Criez le plus fort possible et appelez au secours, cela dissuade généralement les agresseurs
  • Portez plainte immédiatement au bureau de police le plus proche ; les informations (lieu, contexte, ...) et le signalement que vous aurez communiqués pourront être exploités par les services de vidéo-surveillance, les patrouilles et autres acteurs de terrain

 

Prévenez Card-stop de la perte de vos cartes de crédit ou de banque, au numéro 070/344 344 accessible en permanence.

Vous devez faire opposition le plus rapidement possible afin d'éviter que les dépenses ou retraits opérés avant votre notification soient à votre charge. En effet, la banque n'est tenue d'assumer les sommes détournées qu'à partir du blocage de la carte. Si elle estime que vous avez commis une négligence grave (comme tarder à prévenir), vous ne pourrez pas bénéficier de l'application du principe général de la franchise (50€) et les sommes détournées ne vous seront pas remboursées.

Si votre carte d’identité a été volée, téléphonez sans tarder à Doc Stop (00800 2123 2123) afin d’empêcher toute utilisation frauduleuse de vos données personnelles.

 

Nicolas CALLANT – Vincent VANDERKELEN
Criminologues – Conseillers Police Fédérale

Christian ARNOULD
Commissaire divisionnaire er

 

Source: secunews.be ©

 

 

La prévention en première ligne, au niveau local

Pour lutter contre les incivilités, cambriolages et vols dans les véhicules notamment, une centaine de communes belges sont financièrement soutenues par le Fédéral sur la base d’un Plan Stratégique de Sécurité et de Prévention.

 

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La prévention, maillon essentiel d’une politique de sécurité locale

Dans la lutte contre l’insécurité, le secteur de la répression (police, justice) est sans doute le plus représenté et le plus connu, mais il ne dispose pas de tous les moyens permettant d’agir avant ou après la survenance des problématiques. Pour lutter efficacement contre les phénomènes générateurs d’insécurité, il est essentiel que les autorités locales approchent le concept de sécurité de façon intégrale, c’est-à-dire en alliant les différents maillons de la chaîne de sécurité : prévention, répression et suivi.

Alors que le secteur du suivi s’attache à accompagner les victimes de l’insécurité mais aussi à prendre en charge les auteurs et à prévenir leur récidive, la prévention a pour objectif d’agir en amont. 

Les acteurs de la prévention visent à améliorer la sécurité objective des citoyens en diminuant la survenance des phénomènes d’insécurité. Différentes stratégies peuvent être adoptées : dissuader les auteurs potentiels d’infraction, diminuer les comportements à risque des citoyens, agir sur l’environnement criminogène, assurer une surveillance non-policière dans les lieux publics, etc.

La prévention a aussi pour objectif l’amélioration de la sécurité subjective. Concrètement, il s’agit de lutter contre le sentiment d’insécurité des citoyens, cette crainte individuelle d’être victime de faits. 

Pour développer cet axe préventif, les communes constituent les acteurs-clés.

 

Les Plans Stratégiques de Sécurité et de Prévention

Une centaine de villes et communes sont aujourd’hui financées par l’autorité fédérale pour élaborer une politique locale de prévention. Par la conclusion d’une convention (dénommée Plan Stratégique de Sécurité et de Prévention ou PSSP) avec le Ministre de l’Intérieur, elles s’engagent à améliorer la sécurité de l’ensemble des citoyens et leur qualité de vie.

Plus de 35.000.000 € sont actuellement répartis par l’autorité fédérale entre 109 communes.

Le champ d’intervention des communes est établi par l’autorité fédérale (sur base des priorités du Plan National de Sécurité). Il relève principalement des domaines suivants : les incivilités, la criminalité à l’encontre des personnes, la criminalité à l’égard des biens, la radicalisation violente et la sécurité routière.

Afin de définir l’orientation précise de leurs actions, les communes mènent au préalable un diagnostic local de sécurité. Ce diagnostic a pour objectif de dresser une liste exhaustive des problématiques de sécurité présentes sur le territoire communal. Des données (quantitatives et qualitatives) sont collectées auprès d’acteurs locaux et analysées afin de trouver réponse à divers questionnements. Quels sont les phénomènes récurrents ? Constate-t-on l’émergence de nouveaux phénomènes ? Quelle est la perception des professionnels du secteur ? Les habitants, travailleurs ou autres usagers du territoire éprouvent-ils un sentiment d’insécurité ? Etc.

Sur base de ce diagnostic, les communes identifient les actions prioritaires et les résultats concrets qu’elles souhaitent atteindre.

Au cours des dernières années, les actions des communes financées par le dispositif se sont concentrées majoritairement sur la lutte contre les nuisances sociales, le cambriolage et les nuisances liées à l’usage de drogue.

 

Des agents de prévention en première ligne

La mise en œuvre des plans de prévention nécessite le recrutement de personnel spécifique. Ces dernières années, près de 95% de l’enveloppe prévue par l’autorité fédérale a été dédiée aux coûts de personnel.

Au sein des communes, les agents des services de prévention oeuvrent au quotidien à l’amélioration de la sécurité sur le territoire communal. Divers métiers se sont d’ailleurs développés au fil des années, avec la mise à disposition de services gratuits au bénéfice des citoyens. Parmi les métiers les plus répandus, on retrouve notamment :

  • Les conseillers en prévention vol fournissent un avis neutre et sans engagement aux habitants qui souhaitent sécuriser un immeuble contre l’effraction. Outre la lutte contre le cambriolage, ils sensibilisent également les citoyens aux autres formes de criminalité contre les biens.
  • Les services de médiation tentent de résoudre les litiges, notamment les conflits de voisinage, ils essaient de rétablir le dialogue et retisser du lien entre les habitants.
  • Les gardiens de la paix assurent une présence rassurante et dissuasive sur la voie publique. Ils contribuent globalement au maintien d’un cadre de vie agréable et interviennent en fonction des problématiques locales rencontrées : sécurisation aux abords des écoles, signalement aux services compétents de problèmes de voirie, nuisances, etc.
  • Les éducateurs de rue partent à la rencontre de divers publics dont les comportements sur l’espace public peuvent être ressentis comme dérangeants par les autres usagers. Une fois le contact établi, les éducateurs constituent un relais pour la recherche de solutions collectives et/ou individuelles.

 

Moins présent sur le terrain, le fonctionnaire de prévention est en quelque sorte le chef d’orchestre de la politique de prévention locale. Il est chargé de la mise en œuvre efficace du plan de prévention et de la bonne utilisation des moyens financiers dédiés par le fédéral pour ce plan. Il a également pour mission d’assurer une synergie entre les différentes actions de prévention menées tant par le personnel PSSP que par d’autres acteurs locaux.

C’est ainsi que le fonctionnaire de prévention et le chef de corps de la police se concertent régulièrement. Ils élaborent en commun une partie du travail de diagnostic et identifient notamment les complémentarités de leur plan respectif.

 

Delphine CHARLOT

Licenciée en criminologie

Direction Prévention et Sécurité, Ville de Charleroi

 

Source: secunews.be ©

 

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Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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