Être autorisé à détenir une arme à feu 

Pour acquérir et détenir légalement une arme à feu soumise à autorisation, vous devez introduire une demande spécifique auprès du Gouverneur de la province de votre résidence.

Pour certaines armes à feu de chasse et de tir sportif détenues par des chasseurs ou des tireurs sportifs, c’est un "modèle 9" qui prouve la déclaration et l’enregistrement de l’arme dans le Registre Central des Armes, conformément aux dispositions de l’Art 12 de la Loi sur les armes. Les modèles de ces formulaires sont repris dans l’arrêté royal du 16 octobre 2008.

 

pistolet d alarme

© SECUNEWS
 

Quelles démarches de la part du requérant ?

Après avoir introduit auprès du Service Armes de la province la demande d’une autorisation d’acquisition et de détention d’une arme à feu (voir les articles en référence), le paiement d’une rétribution est dû et le motif légitime ainsi que la recevabilité de la requête sont examinés. La rétribution n’est pas remboursée en cas de refus.

Le requérant doit satisfaire aux conditions reprises dans l’article 11§3 de la Loi sur les armes. Si le Gouverneur accorde l’acquisition de l’arme, il transmet les volets A et B du "modèle 4" au responsable armes de la zone de police, qui les remet au requérant. Celui-ci dispose alors d’un délai de 3 mois, à la date de la notification, pour acquérir l’arme.

 

Le modèle 4 : qui s’en occupe ?

Le document se compose de deux parties : le volet A est destiné au requérant, le volet B doit être renvoyé au Service Armes de la province après l’acquisition de l’arme.

Si la vente se fait en armurerie, c'est l'armurier qui renvoie le volet B complété à la province de l'acquéreur.

Si l'acquisition se fait auprès d'un particulier, c'est au vendeur, après l'avoir complété, de renvoyer le volet B à la province de l'acquéreur dans le mois de la cession (selon les dispositions de l'arrêté royal du 20 Sep 1991). Dans la pratique, c’est soit l’acquéreur lui-même qui se charge de renvoyer le volet B au Service Armes de sa province, soit le responsable armes de la zone de la police locale de l’acquéreur.
A cette fin la police demande à la personne de se présenter avec l’arme et les deux volets du modèle 4. Après avoir vérifié que les volets A et B ont été correctement remplis (nature, type, calibre et n° de l’arme ; coordonnées du vendeur), le responsable armes de la zone de police locale transmet le volet B au Service Armes de la province. C’est généralement cette option qui est conseillée et retenue par les polices locales.

 

Céder ou vendre une arme à feu soumise à autorisation

Dans les huit jours après la vente ou la cession, l’ancien propriétaire doit renvoyer son autorisation de détention à l’autorité qui l’a délivrée jadis.

De nouveau, c’est généralement au responsable armes de sa zone de police que le vendeur va s’adresser, de préférence avec une photocopie des volets A et B du nouveau détenteur (complétés et signés par le vendeur), afin d’éviter toute confusion. Le responsable en question renvoie ensuite l’ancien modèle 4 à la province du vendeur.

 

Le modèle 4 « Sans munitions »

Sous certaines conditions, un particulier peut conserver dans son patrimoine, des armes à feu soumises à autorisation, à l’exclusion de munitions. Toute la procédure et les conditions stipulées dans l’article 11§3 de la Loi sur les armes en vue de l’obtention du modèle 4 s’appliquent dans ce cas, à l’exception de l’attestation médicale, de l’examen théorique et pratique et du motif légitime. La mention « SANS MUNITIONS » figure sur le document. Le détenteur ne peut pas disposer de munitions pour ces armes et elles sont interdites au tir.

Les conditions de détention sans munitions peuvent différer. Il peut s’agir soit :
• d’une arme à feu détenue avec une autorisation de détention avant le 9 juin 2006, date d’entrée en vigueur de la Loi sur les armes.
• d’une arme à feu légalement détenue par une personne qui est décédée et pour laquelle l’héritier fait la demande au Service Armes de sa province, dans les 3 mois après en avoir pris la possession effective et constatée par la police.
• de tireurs sportifs dont la licence est arrivée à expiration ; dans ce cas, ils peuvent garder leurs armes sans munitions pendant trois ans. Endéans les trois mois, ils peuvent introduire une demande afin de pouvoir garder leurs armes sans munitions. Durant ces trois ans et trois mois, ils peuvent reprendre le tir sportif. Si la demande de prolongation n'est pas introduite, l'arme devient soumise à autorisation par modèle 4.
• par simple décision du Gouverneur (article 11 §1 de la loi sur les armes).

 

Un document à garder soigneusement

Le modèle 4 est personnel et doit être conservé pendant toute la durée de la détention de l’arme par la personne mentionnée. Le document doit être présenté aux autorités lors de contrôles. En cas de décès du détenteur, les ayant droits doivent en aviser le Gouverneur.
La perte, le vol, la dégradation ou la destruction du permis doivent être signalés à la police locale et au Gouverneur dans les 15 jours. La loi prévoit des contrôles des conditions de détention tous les 5 ans, à l’initiative du Gouverneur de la province.

 

Danny BOYDENS
Commissaire de police e.r.

Source: secunews.be

 

 

Les dangers de l’électricité domestique

Apport d’énergie prioritaire de nos habitations, l’électricité est partout. Cependant, celle-ci n’est pas dénuée de tout danger. Une prise de courant défectueuse, un appareil électrique vieillissant, des projections d’eau sur un conducteur électrique peuvent vous coûter la vie.

 

electricite IBS

© IMPACT 360



Tout défaut peut amener une électrocution ou un début d’incendie. A manipuler avec précaution et en toute connaissance de cause. Le travail sur les installations et appareils électriques réclame des compétences.

 

L’alimentation électrique

Deux notions doivent être maîtrisées en présence d’électricité : le courant (exprimé en ampère) et la tension (exprimée en volt).

Si la quantité de courant qui traverse notre corps peut nous tuer, sa mesure étant très difficile, c’est la tension du réseau qui doit nous avertir d’un danger. La tension critique est de 48 Volts : au-dessus, c’est dangereux même mortel, en-dessous c’est inoffensif. Or, notre réseau domestique travaille sous une tension de 240 volts en monophasé et 400 volts en triphasé. Il est donc potentiellement mortel.

De plus, le courant qui passe dans un fil métallique développe un échauffement qui est proportionnel à la valeur de celui-ci : plus le courant augmente, plus l’échauffement augmente. Les fils conducteurs et les disjoncteurs ou fusibles qui les protègent ont été dimensionnés afin d’éviter les surchauffes. Les courants marqués sur les fusibles et disjoncteurs dépendent directement du diamètre des fils qui les suivent et, donc, de leur échauffement potentiel.

 

Les risques

L’électrocution

L’électrocution est le principal danger couru par l’homme en contact direct avec une tension électrique. Toute partie métallique sous tension comme un conducteur électrique non isolé ou un châssis métallique d’un appareil électrique, est donc un danger d’accident. Pour cela, nos installations électriques sont protégées par des isolants en matière plastique ou en caoutchouc. Altérer ces isolants ou négliger de protéger l’accès aux parties métalliques expose les utilisateurs à un danger potentiellement mortel. Ce risque est aggravé en présence d’humidité car l’eau est un excellent conducteur d’électricité.

En plus des isolants, la législation impose de placer en protection des installations électriques un dispositif destiné à limiter les courants de fuite, ceux qui traversent un corps humain lorsqu’il touche un conducteur sous tension. Appelé différentiel, ce dispositif est capital pour votre protection.

 

La surchauffe

Lorsqu’un courant traverse un conducteur (fil électrique ou appareil), il se produit un échauffement normal. Cependant, celui-ci doit rester en-dessous des valeurs normales afin de ne pas provoquer de début d’incendie. Pour cela, les installations électriques et les appareils sont équipés de fusibles ou de disjoncteurs, chargés de couper la tension dès que la valeur dépasse le seuil tolérable.

De plus, avec le vieillissement ou les vibrations, certains contacts deviennent moins francs et chauffent. Sans avoir d’augmentation de courant, ces points chauds sont susceptibles de déclencher un départ de feu.

Le court-circuit, lorsque deux conducteurs viennent en contact direct l’un avec l’autre, fait brusquement augmenter le courant dans ceux-ci, provoquant échauffement et étincelles. Il devrait faire déclencher immédiatement les protections qui se trouvent à l’entrée de l’installation.

  

Conseils pour éviter les accidents liés à l’électricité

En permanence

  • Débranchez tous les appareils électriques non utilisés.
  • Ne surchargez pas les multiprises
  • Ne prenez jamais en mains un conducteur métallique comme un fil ou la partie extérieure d’un appareil électrique sous tension, en cas de doute, considérez – le sous tension.
  • Evitez l’usage d’appareils électriques en présence d’eau ou d’humidité.
  • Eloignez les appareils électriques des éviers, baignoire, douche et autres points d’eau.
  • N’utilisez jamais un appareil électrique avec les mains ou les pieds mouillés.

 

En fonction des circonstances

  • Ne bricolez jamais votre installation électrique et ne remplacez les fusibles que par des équivalents en ampère.
  • Remplacez les fils électriques abîmés.
  • Vérifiez vos allonges électriques afin de contrôler si elles sont capables de supporter la charge (en watts ou en ampères) que vous voulez y brancher.
  • Lorsqu’une prise ou un câble électrique chauffe anormalement, faite contrôler l’installation.
  • En cas de doute, faites vérifier l’installation électrique par un technicien qualifié.

 

Pour mémoire, le contrôle de l’installation électrique dans une maison individuelle est aussi obligatoire tous les 25 ans. Celui-ci doit être réalisé par un organisme agréé, pas par un installateur.

 

Jean-Paul CHARLIER

Commandant des services incendie er

Source: secunews.be ©

 

 

Retirer de l’argent à un bancontact : vigilance !

 

Au distributeur automatique de billets, méfiez-vous des personnes qui tentent de regarder par-dessus votre épaule, détournent votre attention ou vous invitent à réinsérer votre carte. Comment retirer de l'argent sans prendre de risques ?

 

Bancontact securite IBS

© Secunews.be

 

Lors d'une opération à un automat bancaire, méfiez-vous si :

- une ou plusieurs personnes sont à proximité du distributeur de billets sans raison apparente ou si quelqu'un se rapproche de vous progressivement lorsque vous commencez votre retrait d'argent. Le fait que le bancontact se trouve à l'extérieur ou à l'intérieur importe peu. De même, l'apparence et le comportement des personnes en question ne susciteront pas a priori la méfiance : elles sont généralement affables et habillées (très) correctement ;

- la personne vous adresse la parole, que ce soit pour plaisanter, pour signaler que vous avez laissé tomber un billet, pour vous demander un renseignement ou de lui montrer comment vous procédez, etc.

- elle suggère de vous aider et/ou vous propose de réinsérer votre carte et de composer à nouveau votre code secret parce que soit-disant l’appareil ne fonctionne pas bien, de recompter vos billets parce l'un de ceux-ci serait resté dans l'appareil, etc.

- elle vous propose de contacter elle-même le service de la banque concernée ou Card Stop (en réalité un complice).

 

Les bons réflexes

- Mémorisez toujours votre code confidentiel afin de ne pas manipuler carte bancaire et code en même temps.

- Arrivé dans les parages du distributeur, observez autour de vous ; si la présence d’une personne vous paraît suspecte ou étrange, passez votre chemin.

- Si des personnes sont trop proches de vous lorsque vous êtes prêt à entamer votre opération, demandez-leur de s’écarter sinon de vous précéder au bancontact.

- Pendant votre opération, ne vous laissez pas distraire ni aborder par un tiers ; au besoin, n’hésitez pas à stopper toute opération, reprendre votre carte et quitter les lieux.

- Placez-vous le plus près possible du terminal pour masquer le clavier à l’aide de votre corps ; cachez le clavier d’une main ou avec votre portefeuille lorsque vous tapez votre code.

- Au moindre doute, tapez un mauvais code, puis corrigez-le (à l’aide du bouton C) et réitérez l’opération deux ou trois fois, ce qui embrouillera la personne qui regarde au-dessus de votre épaule.

- Après votre retrait, méfiez-vous des personnes qui vous proposent leur aide, refusez l’aide d’un inconnu si votre carte reste bloquée. Ne réinsérez pas votre carte et ne composez jamais votre code sur invitation d'un inconnu.

 

En cas de problème – carte retenue, avalée, vol, etc. - appelez immédiatement Card Stop au numéro 078 170 170 afin de faire bloquer votre carte.
Contactez immédiatement le 101 ou le poste de police le plus proche si vous êtes témoin ou victime d'agissements suspects.

 

Christian ARNOULD et Frédéric MOSER

Source: secunews.be

 

 

Quels risques de brûlures pour les enfants dans une maison ?

Environ 120.000 Belges sont victimes chaque année de brûlures, selon la Fondation des Brûlés. Ce phénomène concerne, pour moitié, des enfants de moins de 5 ans. Les risques domestiques de brûlures les plus courants et les conseils appropriés.

 

 IBS

© IMPACT 360

 

 

Différentes causes de brûlures

Les brûlures, au sens large du terme, connaissent plusieurs causes. On distingue ainsi les lésions thermiques (chaleur, froid), les lésions électriques (électrocution), les lésions chimiques (acides, alcalis) et les lésions dues à des radiations (soleil, radiothérapie). Les brûlures d'origine thermique sont celles qu'on rencontre le plus fréquemment. Pour plus de détails sur les types et degrés de gravité d’une brûlure, ainsi que sur les premières réactions à adopter, nous vous renvoyons à nos précédents articles.

 

Prévenir, c’est d’abord éduquer

L'éducation est la clé de la réussite. Elle doit commencer dès que l’enfant est capable d'intégrer des notions "de cause à effet" et dès que le danger augmente du fait de son autonomie de déplacement. L’approche préventive gagne réellement à faire comprendre à l’enfant le sens des interdits afin qu’il les intègre en connaissance de cause et devienne dès lors plus autonome.

 

Aménager les lieux à risques

La cuisine est certainement le lieu où le risque d’accident par brûlure thermique est le plus élevé. Nombre d’appareils y constituent un danger potentiel : poêles, réchaud, friteuse, micro-onde, etc.

Ainsi, disposer d’une couverture anti-feu ou d’un torchon à humidifier est certainement indiqué dans un lieu où les friteuses et autres poêles peuvent s’embraser. Ou se renverser lorsque l’enfant attrape la poignée laissée à sa portée.

Aucune poignée ne devrait dépasser de la taque de cuisson ou des plans de travail. Par ailleurs, s’équiper d’un four sécurisé est un vrai plus car sa porte est automatiquement bloquée à l’usage et elle reste froide tout au long de la cuisson.

 

Le mitigeur thermostatique, un garde-fou

La salle de bain n’est pas non plus sans risque, eau et électricité ne faisant pas bon ménage. Il faut également prêter attention à la température du bain avant d’y plonger un enfant. On préconise que l’eau soit à environ 37°C., ce que les mitigeurs permettent puisqu’ils règlent automatiquement le mélange de l’eau froide et de l’eau chaude afin d’obtenir une température prédéterminée généralement fixée à 38°C. Certains mitigeurs sont équipés d’une butée qui doit être déverrouillée pour augmenter la température au-delà.

  

Feu ouvert, poêle …

Le salon doit aussi faire l’objet d’attention s’il est équipé d’un feu ouvert (ou d’un poêle). Placer devant celui-ci un pare-étincelles ou une barrière de sécurité réduit le risque que des fauteuils ou autre objets ne s’embrasent. Au-delà de brûlures causées par une projection d’escarbilles.

Il est fortement recommandé de ne pas allumer le feu avec des liquides inflammables tels que l’alcool ou l’essence qui peuvent provoquer un retour de flamme. Enfin, les enfants ne doivent en aucun cas être laissés sans surveillance à proximité d’un feu ou d’un poêle dont la structure chauffe elle aussi.

 

Barbecue, synonyme de …

On veillera à ce qu’il soit stabilisé, à l’abri du vent et accompagné d’un seau d’eau ou de sable, d’un extincteur ou d’une couverture anti-feu. On préférera des allume-feux solides sous forme de cubes ou de pâtes à des liquides tels que l’alcool à brûler, l’essence ou tout liquide inflammable.

  

Coups de soleil !

N’oublions pas non plus que l’exposition au soleil peut être source de brûlures plus ou moins graves, évitables par l’usage d’une bonne crème solaire. Les vêtements peuvent aussi faire barrage, en particulier lorsqu’ils sont foncés, en polyester et secs, voire anti-UV. Le mieux étant sans doute de rester à l’ombre pendant les heures chaudes. Surtout pour nos petites têtes blondes.

 

Encore quelques conseils

  • Garder les chaises et tabourets à distance des taques de cuissons et plans de travail ;
  • Fixer les nappes éventuelles afin qu’elles ne soient pas agrippées ;
  • Placer les liquides brûlants au centre de la table ;
  • Munir les prises de cache-prises ;
  • Laisser refroidir le fer à repasser dans un endroit sûr et faire attention à ce que l’enfant n’en accroche le fil ;
  • Mettre les allumettes hors de portée des enfants ;
  • En cas d’accident, couper la source de chaleur ou d’électricité ;
  • Établir une fiche reprenant les coordonnées du médecin traitant, du 112, de la Fondation des Brûlés, du centre d’appels des Grands brûlés, etc.

 

Sandrine MATHEN
Secouriste Croix-Rouge de Belgique

Source: secunews.be ©

 

 

En rue, comment éviter d’être la cible d’une agression ?  

Tel un prédateur dans la nature, l’agresseur qui agit seul, observe sa proie afin de jauger sa vulnérabilité. Comment éviter de devenir sa cible ? Comment le dissuader ? Quelles sont les caractéristiques communes des personnes agressées ? 

Ce que nous dégageons au travers de notre langage non-verbal sont, bien plus que nos mots, des signaux instinctifs de notre état d’esprit, de nos émotions, de ce que nous vivons, de notre confiance en soi, … 

Dans le domaine de la sécurité, notre non-verbal revêt encore une autre importance. Une étude atteste en effet que les agresseurs, toutes catégories confondues, observent l’attitude non verbale de leurs futures victimes avant de passer à l’acte.

 

 

Vol sac IBS 2

© Secunews



Les signes non-verbaux de vulnérabilité

L’individu qui commet des infractions comme le vol, le racket, l’intimidation ou des agressions sexuelles tient compte, avant d’agir, à la fois du contexte, de l’isolement de sa cible, de ce qui pourrait lui être dérobé, mais mesure surtout sa vulnérabilité à sa façon de marcher et de regarder. 

Il s’intéresse de près à celles et ceux marchant lentement, la tête baissée, sans contact visuel avec leur environnement, dont les bras sont trop serrés contre le corps et les pas trop rapprochés. D’autres signes corporels comme le regard fuyant, le gigotement des mains et des pieds, la manière de soulever le pied, de transférer le poids du corps … entrent également en ligne de compte.

Ces attitudes, ces allures permettent à un agresseur de se faire une idée de la fragilité dans le système de défense et de la confiance en soi d’une personne.

 

Marcher en confiance - Marcher en conscience 

Marcher en conscience du moment présent, de notre environnement, d’un pas assuré et résolu est de nature à rendre plus complexe toute agression verbale ou physique.

 

Les points d’attention sont :

Votre posture avec le port de tête, la grandeur de vos pas, le balancement de vos bras, l’attitude dégagée de vos épaules, le rythme de votre marche, et votre contact visuel.

 

Quelques conseils :

  • Avant de sortir, prenez le temps d’une grande inspiration en remontant vos épaules durant quelques secondes puis relâchez le tout. Recommencez autant de fois que désiré.
  • Prenez contact avec votre respiration et de ses sensations sans rien vouloir changer
  • Entamez vos premiers pas en conscience des changements dans vos sensations physiques au niveau de vos pieds et de vos jambes.
  • Votre tête est bien droite. La lever donnerait de l’hostilité à votre posture.
  • Vos bras accompagnent le mouvement avec vos jambes.
  • Vos pas sont résolus, énergiques, déterminés… tout en veillant à rester calme et présent à ce qui est, à vos sensations, votre respiration, votre environnement.
  • Si votre esprit s’égare dans vos pensées, vous pouvez utiliser ces sensations comme une ancre pour renouer avec la conscience de votre marche, de votre posture.
  • Fixer un point à l’horizon vous donnera une détermination palpable qui n’en sera que plus dissuasive.
  • Balayer sereinement du regard par moment, votre environnement, donnera l’indication que vous y prêtez attention, ce dont les prédateurs se méfient.

 

Si un potentiel agresseur vous suit

Quand vous êtes attentif à tout ce qui vous entoure, vous devenez capable de percevoir énormément de choses et notamment ceux qui sont en train de vous repérer.

Si quelqu’un se rapproche trop de vous :

  • Continuez à marcher avec la même assurance, calmement. Accélérez le pas signifierait à ses yeux, qu’il a atteint son premier but : vous faire peur
  • Arrêtez-vous soudainement et attendez quelques secondes pour vous retourner
  • Regardez le d’abord, et s'il continue, déplacez-vous pour préserver une distance de sécurité de 2-3 mètres. S'il continue encore, arrêtez-le par un STOP ferme, tout en reprenant une distance ne lui permettant toujours pas de vous toucher. Vous pouvez également créer une barrière physique avec l’individu, d’un geste de main(s).

En lui envoyant un message sans équivoque possible : « Je me méfie de toi… ! », vous pourrez décourager cette personne, pour qui vous ne serez plus une victime potentielle mais un potentiel problème !

Mais n’oubliez pas : l’important est de toujours vous diriger vers la sécurité, vers un endroit où il y a de la lumière, des gens, des magasins, des transports, surtout si vous êtes seul(e).

Une victime ne porte jamais la responsabilité de son agression parce qu’elle a adopté une mauvaise attitude corporelle. Le seul coupable dans le passage à l’acte est et reste l’agresseur !

  

Thierry DEROUA

Commissaire Divisionnaire e.r.

Licencié en Criminologie

Trainer en attitude coachante

Source: secunews.be ©

 

A PROPOS

 

IBS existe depuis plus de 35 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

N° d’entreprise : BE 0426.405.367
N° du ministère de l’intérieur : 20046630
N° agréation incert Intrusion : A-0024
N° agréation Incert Vidéo : VA-0024

Contact

Avenue Mercator 1

1300 Wavre

Téléphone: 0800 20 199

Email: info@ibs-security.be

Image