Passages à niveau : ne prenez pas de risques !

 

Quels conseils de prudence lorsqu’on aborde un passage à niveau ? Que faire lorsque son véhicule est immobilisé sur les rails ? Dans la majorité des accidents, les conducteurs de véhicule et piétons impliqués sous-estiment les risques et s’engagent lorsque les barrières sont en mouvement voire fermées, malgré la sonnerie et les feux rouges ! 

En Belgique, on recense en moyenne un accident par semaine lors des traversées de passages à niveau, et en 2017 le décès de neuf victimes.

Gare Train IBS

 © Patrick Decorte



Impossible d’éviter l’impact d’un train en marche

Un train a besoin d’une longue distance pour freiner jusqu’à l’arrêt complet : à 90 km/h, il lui faut 800 mètres pour s’arrêter contre 70 mètres pour une automobile !

En juin 2018, la vidéo d’une simulation réalisée en conditions réelles (1) montre la force d’impact d’une locomotive lancée à 75 km/h contre une voiture immobilisée sur les rails d’un passage à niveau. Le véhicule est percuté à l’arrière gauche et projeté plusieurs mètres plus loin, tandis que la locomotive ne parvient à s’immobiliser que beaucoup plus loin. Les pompiers ont dû désincarcérer les trois mannequins installés à bord de la voiture.

La prudence est de mise à chaque passage à niveau

L’usager, même impatient, doit se rendre à l’évidence : on franchit un passage à niveau comme on aborde un carrefour dans lequel on n’est pas prioritaire. Il s’agit de redoubler de prudence et de respecter les dispositifs de sécurité prévus dans le code de la route et mis en place par INFRABEL, à savoir les panneaux de signalisation, les signaux lumineux et sonores ainsi que les barrières.

 

Comment franchir un passage à niveau ?

Ralentir à l'approche du passage à niveau, concentrer son attention sur les barrières, les signaux lumineux et sonores.

Ne pas franchir le passage si la sonnerie retentit et les feux rouges s'allument, même si les barrières ne s’abaissent pas encore.

Ne pas redémarrer tant que les barrières ne sont pas complètement relevées ET attendre que les signaux lumineux et sonores vous autorisent le franchissement.
Les barrières peuvent en effet stopper leur remontée et brusquement redescendre à l’approche d’un second train fort proche du premier : l’usager imprudent se retrouvera alors bloqué sur les rails.

S’assurer de ne pas être immobilisé sur le passage à niveau, ne s’y engager qu’à condition d’être certain de pouvoir le franchir en une fois (file de véhicules …).

Pas de sonnerie, de signaux lumineux ni de barrières ? Ralentir et prendre le temps de regarder attentivement à gauche et à droite pour voir si un train arrive.

La plupart des accidents sont dus à l’impatience d’usagers qui ne respectent pas la signalisation et franchissent le passage à niveau au moment où les barrières entament leur descente ou leur remontée ou, ne voyant pas de train, slaloment entre les barrières fermées (piétons).

 

Que faire lorsqu’on est immobilisé sur les rails ? 

En cas de panne sur les rails ou d’immobilisation à cause d’un bouchon, un seul réflexe : sortir de la voiture avec les passagers et quitter le passage à niveau. Puis utiliser le téléphone placé à proximité pour être localisé plus rapidement.

Si la voiture est seule sur les rails et bloquée par les barrières, il ne faut pas hésiter à les défoncer : le passage à niveau passera en mode en alarme, ce qui modifiera la signalisation en amont et permettra au train de ralentir peut-être à temps.

  

Franchir un passage malgré l’interdiction = infraction du 4ème degré

Il est interdit de franchir un passage à niveau lorsque les feux sont au rouge, le signal sonore retentit et les barrières entament leur descente ou ne sont pas totalement remontées.

Franchir un passage à niveau dans ces conditions, constitue une infraction du 4e degré, avec renvoi devant le tribunal de police. Les peines sont une amende importante et une déchéance du permis, que l’usager conduise un véhicule, se déplace à pied ou à vélo au moment de l'infraction.

 

(1) INFRABEL, Crashtest

 

Francis DEOM et Christian ARNOULD

Source: secunews.be ©

 

 

Les présomptions de légitime défense. 

Pour rappel, la légitime défense ne peut être invoquée qu’en cas de défense proportionnée à une agression actuelle ou imminente, injuste et contre les personnes, en l’absence de tout autre moyen raisonnable de protection.

 

legitime defense IBS

© IMPACT 360
 

Il arrive toutefois que, dans certains cas, le législateur présume que la personne a agi en état de légitime défense, eu égard aux circonstances particulières de la cause, alors qu’elle ne remplit pas a priori les conditions de base pour pouvoir l’invoquer... Ainsi, une riposte disproportionnée à l’agression ou en réponse à une agression contre les biens (et non contre les personnes) pourrait, contre toute attente, être couverte par la légitime défense par le biais d’une des deux présomptions établies par le législateur.

Ces présomptions de légitime défense répondent à des conditions qui leur sont propres et elles ne s’appliquent que dans des hypothèses strictement déterminées par la loi.

 

Se défendre la nuit, après escalade ou effraction de l’habitation par l’agresseur

L’article 417, alinéa 2 du Code pénal instaure une première présomption de légitime défense moyennant le respect de différentes conditions de temps et de lieu : Est présumée avoir agi en état de légitime défense la personne qui repousse, pendant la nuit, un agresseur ayant franchi par escalade ou effraction les clôtures, murs ou entrées d’une maison ou d’un appartement ou de leurs dépendances.

Mais un hangar est-il une dépendance ? Quand commence et s’arrête la nuit ? Le juge appréciera ces différents éléments de fait, non définis par la loi, en se référant aux circonstances concrètes de la cause. Ainsi, par exemple, un crépuscule pourrait être qualifié de «nuit» au vu du mauvais éclairage des lieux, de la saison d’hiver, etc.

Une fois ces conditions remplies, la personne est présumée avoir agi en état de légitime défense. Il est toutefois possible de démontrer l’inverse en établissant qu’elle n’a pas pu croire à un réel danger pour sa personne ou autrui, que ce soit comme but direct, ou indirect en cas de résistance, de l’agresseur.

 

Légitime défense en réponse à un vol avec violences

L’article 417, alinéa 3 du Code pénal instaure une seconde présomption de légitime défense lorsque la personne se défend contre des auteurs de pillage ou de vol avec violences. Si la notion de pillage est actuellement tombée en désuétude, cette présomption continue à trouver application dans tous les cas de vols avec violences contre les personnes, tels qu’un hold-up avec prise d’otage ou encore une extorsion.

Contrairement à la première présomption évoquée, cette seconde présomption de légitime défense ne peut être renversée. Cela n’équivaut toutefois en aucun cas à une autorisation de poursuivre l’acte de défense contre l’agresseur alors que tout danger a disparu.

 

Inapplicabilité des présomptions de légitime défense

Lorsqu’il est impossible d’invoquer l’une des présomptions de légitime défense, faute d’en remplir les conditions, ou que la présomption a été renversée, la personne agressée ne se trouve pas pour autant démunie. Selon les circonstances, il lui est encore permis de soulever le principe général de la légitime défense de l’article 416 du Code pénal ou encore d’autres arguments juridiques, tels la contrainte, l’état de nécessité ou encore la provocation dans le cadre de l’exercice de sa défense en justice, en vue d’obtenir un acquittement ou une diminution de peine. Encore faut-il en remplir les conditions...

Marie Forthomme
Substitut du Procureur du Roi près le TPI de Liège

Source: secunews.be

 

 

Evitez les vols dans les véhicules !

 

Les services de police ont enregistré près de 48.000 vols dans ou sur un véhicule en 2017, sac-jackings non compris, mais le nombre de vols non déclarés est également important. Que recherchent les voleurs ? Avant tout des objets de valeur (ordinateur portable, smartphones, etc.) qui ont été laissés en vue à l'intérieur du véhicule … 

L’intérêt des auteurs peut aussi se porter sur les documents de bords voire des pièces du véhicule : airbags, jantes, plaques d’immatriculation, … Notons à cet égard que des fixations (vis, écrous, boulons …) antivols pour plaques d’immatriculation sont proposées dans les magasins spécialisés ; les plaques ainsi fixées ne peuvent être enlevées sans un outillage spécifique.

vol voiture IBS

 © IBS



Comment prévenir le vol dans un véhicule ?

  • Avant le départ, vérifiez si tout ce que vous emportez dans votre voiture est indispensable et rangez déjà, dans le coffre fermé à clé, les vêtements et objets qui se trouveraient à l’intérieur du véhicule.
  • Evitez de vous garer dans un endroit isolé ; optez a priori pour des lieux fréquentés ou des endroits bien visibles des riverains, et en outre bien éclairés s’il fait nuit. Sinon, n’hésitez pas à trouver un parking secure à proximité, quitte à faire un peu de marche à pied !
  • Ne laissez strictement rien à l’intérieur de la voiture, même pas une veste ou un sac sans contenu : un voleur pourrait briser une vitre en espérant y trouver un objet ou document ayant de la valeur. Si vous déposez quelque chose dans le coffre au moment de quitter le véhicule, faites-le à l’abri des regards.
  • Enlevez également le GPS mobile et son support, utilisez le code PIN pour le bloquer ; faites de même avec la dashcam, etc.
  • Eteignez les fonctions blue-tooth et wifi de votre GPS, ordinateur portable, etc. afin d’éviter que leur signal ne soit capté et incite un voleur à casser une vitre ou forcer le coffre.
  • Emportez toujours les objets de valeur et vos documents de bord (certificat d’immatriculation, certificat d'assurance du véhicule, contrôle technique, certificat de conformité).
  • Fermez les vitres, verrouillez portières et coffre, même en cas d’absence brève.

 

Tenez compte aussi :

Ne pas fermer les portières d’une voiture stationnée sur la voie publique et/ou laisser les vitres ouvertes, etc., est passible d’une amende, car le code de la route prévoit qu’un conducteur doit éviter tout usage abusif par un tiers lorsqu’il quitte son véhicule (art 8.5).

Votre assurance vol n’interviendra pour les objets volés dans votre voiture que s’il y a eu effraction, à moins que vous ne puissiez prouver efficacement (témoignages, …) le vol en question.

 

Massimo SPADARO

Licencié en criminologie

Premier Inspecteur de police, Zone POLBRUNO

Source: secunews.be ©

 

 

Métro, gare : prévenir l'agression

Que ce soit en Belgique ou en Europe, se déplacer en transport en commun n’est pas insécurisant a priori, mais on ne peut jamais exclure une agression à certains moments de la journée, lorsque les stations de métro, gares ou parkings sont moins fréquentés, notamment. Quelques réflexes de vigilance.

Sans tomber dans la paranoïa, il est donc préférable de rester vigilant lors de certains trajets en métro ainsi que dans les lieux adjacents (gares, parkings, arrêts de bus et de trams).

 

metro agression ibs

© Patrick Decorte

 

Les bons réflexes si vous prenez le métro:

• Evitez de vous faire remarquer, ne manipulez pas d’argent en public, ou des objets de valeur, un mobile coûteux, ...

• Pas d’attitude provocante mais donnez toujours l’impression d’être sûr de vous, n’ayez pas l’air perdu ou timoré

• Attendez au milieu du quai et non au bord de la voie, si possible près d’autres personnes et dans une zone bien éclairée. Repérez où se trouve la borne d’appel d’urgence

• Avant de monter dans une rame, choisissez un compartiment fréquenté

• Une fois dans le wagon, restez vigilant, en particulier si quelqu’un vient s’asseoir près de vous ou vous aborde sans raison apparente

• Si vous ne vous sentez pas en sécurité, n’hésitez pas à changer de compartiment, voire à sortir au prochain arrêt pour ensuite, attendre le métro suivant

• En fin de trajet, orientez-vous rapidement et dirigez-vous vers la sortie d’un pas décidé

• Veillez à garer votre voiture à un endroit bien éclairé si vous devez rejoindre votre domicile, la nuit tombée.

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire er

Source: secunews.be ©

 

 

Comment l’organisation de l’habitat rend-elle la ville sûre ?

 

Consciemment ou inconsciemment, l’habitant joue un rôle important par rapport à la sécurité et à sa perception. L’organisation de son habitat est à cet égard déterminante. Mais de plus, cette organisation affecte l’ensemble des personnes vivant dans l’environnement de cet habitat.

Il importe dès lors de bien comprendre que toutes les habitations et toutes les parties des habitations ne sont pas à égalité face à l’insécurité.

habitat IBS

 © Secunews.be



La richesse de l’habitat dépend de sa différenciation

Une des caractéristiques majeures que l’on retrouve dans toutes les formes d’habitat humain est la différenciation de leur organisation spatiale en rapport avec les déterminants naturels, culturels et sociaux. L’histoire de notre habitat est particulièrement marquée par une distinction entre un ‘avant’ en relation avec l’espace public et un ‘arrière’ sans relation à celui-ci. Ce couple avant-arrière nous permet de vivre dans les meilleures conditions tantôt des moments d’intimité et tantôt des moments de sociabilité publique, entre scène et coulisses, chacun de ces moments étant dépendants des autres.

Des habitations tout en avant, et donc sans arrière, – c’est le cas d’immeubles, en général des immeubles à appartements, isolés et entourés d’espaces publics - ou tout en arrière, et donc sans avant, – c’est le cas de logements en intérieur d’îlot ou de logements situés dans les étages supérieurs d’immeubles tours – sont trop indifférenciées et réduisent de facto la palette des modalités d’habiter. Ces réductions affectent négativement l’appropriation des espaces extérieurs de l’habitation et affaiblissent dès lors la participation implicite des habitants au contrôle social des espaces publics.

 

Le poids suffisant des yeux de la rue

L’arrière de l’habitation accueillant les pratiques relevant de la sphère intime et familiale, c’est donc l’avant qui contribue à assurer le contrôle social ou la surveillance informelle et spontanée de l’espace public qu’il conviendrait plutôt de qualifier de veillance puisqu’a priori, il n’y a pas de relation hiérarchique et de responsabilité entre habitants et passants.

Pour évoquer cette veillance, moins pesante que la surveillance, Jane Jacobs parlait des yeux de la rue. Or ces yeux de la rue ne sont à même de jouer leur rôle préventif qu’à condition que la façade de l’immeuble soit suffisamment habitable, c’est-à-dire suffisamment ouverte pour que le regard puisse passer de l’intérieur vers l’extérieur et suffisamment fermée pour que l’habitant se sentant chez lui soit concerné par son environnement immédiat. 

Cette qualité complexe de la façade se concrétise par l’architecture des baies des immeubles, les fenêtres et les portes, et par les dispositifs permettant de se tenir de part et d’autre de ces baies, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les balcons, terrasses, porches, perrons, jardinets avant (dont les clôtures à rue ne doivent pas être hautes)… mais aussi les pièces habitées donnant sur l’espace public. Les façades aveugles ou donnant sur des locaux inhabités, et en particulier au rez-de-chaussée, représentent à cet égard des points faibles et susceptibles de produire un sentiment d’insécurité chez les passants.

Les effets de ces dispositifs de l’avant sont d’autant plus puissants lorsqu’ils forment un ensemble ; une rue activée par des façades avec portes d’entrée tournées vers elle réduit les risques de cambriolage grâce à l’intervisibilité entre ces baies.

De même, de nombreuses études démontrent que, toutes choses égales par ailleurs, le risque de cambriolage augmente avec le nombre de façades du logement, confirmant ainsi l’intérêt du principe de groupement d’habitations : la maison 4 façades est plus exposée que la maison 3 façades (extrémité de rangée) qui l’est à son tour plus que la maison mitoyenne 2 façades laquelle enfin l’est plus que l’appartement d’étage dans un immeuble.

A cet égard, les tendances contemporaines en faveur de l’îlot ouvert (immeubles isolés et non mitoyens formant des îlots urbains) relèguent trop souvent au second plan, quand elles ne les négligent pas totalement, ces enjeux structurels invoquant des raisons énergétiques et environnementales qu’il convient pour autant de ne pas ignorer.

Pierre VANDERSTRAETEN

Architecte-urbaniste et sociologue,
Professeur à l’Université Catholique de Louvain (UCL)

Source: secunews.be ©

 

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